Le congrès de la LCR est en cours.
 

(janvier 2008)

Il pose deux questions

Une question d'analyse : est-ce que Sarkozy représente une simple accélération du néolibéralisme, ou une contre -révolution conservatrice qui change donc la nature de ce qu'il faut faire aujourd'hui à gauche. (Je dirais une accélération).

Une question de stratégie. Il faut un parti plus large, mais comment le construire et pourquoi Faut-il

- un parti relativement puriste qui réunit la LCR et ses plus proches contacts, sans qu'il y ait discussion avec d'autres courants au niveau national, comme par exemple les communistes unitaires ou les collectifs antilibéraux, voire les gens autour de Mélenchon. Cette option est défendue par ceux qui pensent que les autres courants auront toujours tendance à finir par rejoindre une dynamique PS d'accompagnement du libéralisme plutôt que de lutte déterminée.

- un parti plus large construit dans la négociation avec d'autres groupes et courants. Cette option est défendue par ceux qui croit qu'un tel parti permettrait de faire militer ensemble révolutionnaires et des non-révolutionnaires qui croient quand même que c'est la lutte des classes qui compte et pas la gestion du pays. Les révolutionnaires auraient vocation à construire ce parti tout en essayant de convaincre d'autres militants que la solution à long terme est le renversement du capitalisme et le contrôle démocratique de la société par les salariés. La même option est défendue par une minorité qui considère un parti révolutionnaire comme plus nécessaire, et la révolution comme une perspective dépassée.

Les différentes sensibilités ne vont pas forcément être d'accord avec mes présentations simplificatrices :=)

Nous à Socialisme International nous défendons le parti plus large comme un premier pas indispensable pour faire avancer les intérêts des travailleurs et des opprimés. Dans le mouvement unitaire, il y aura tout le temps de convaincre d'autres des options révolutionnaires. S'il n'y a pas de mouvement politique d'ensemble, on convaincra très peu de monde. Il y a la place aujourd'hui en France pour un parti de la gauche radicale de vingt ou trente mille militants.
 

Vous aurez compris (une fois n'est pas coutume), nous sommes minoritaires. C'est l'option "parti moins large" qui va gagner au congrès haut la main. Mais ce n'est qu'un début...

Home       Accueil